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50ème saison musicale LiensMozart et Jean-Caude PENNETIER au Palais de Justice de Poitiers: un concert de rêve. Les samedi 31 mars et le dimanche 1er Avril, dans le cadre des festivités de son 50ème anniversaire, l’Ensemble Josquin des Prés de Poitiers a rempli complètement la Salle des Pas Perdus. C’était à la fois célébrer Mozart et l’immense talent de Jean-Claude Pennetier, mais aussi ravir le public … Heureusement pour le nombreux public, cette manifestation intialement prévue à la Chapelle Saint Louis du Collège Henri IV a été reprogrammée au Palais de Justice dont il faut remercier les autorités de tutelle. Jean-Claude PENNETIER, l’un des plus talenteux pianistes français de notre époque est un « produit local », comme on dirait aujourd’hui. Une profonde amitié le lie à Josquin des Prés, au travers de sa mère à laquelle il a tenu à rendre hommage et à Thierry VALLET. Et c’est pourquoi il a trouvé le temps, entre ses festivals et ses tournées, de nous consacrer un week-end pour 3 concerts, le premier à Loudun, les deux autres à Poitiers. Dans l’une des plus belles salles de concert de France, comble, la Municipalité avait réalisé une disposition scénique qui plaçait les exécutants au coeur du public, c'est-à-dire dans les meilleures conditions tant sur le plan visuel qu’accoustique. Sur le plan visuel, car c’était déjà un spectacle que de voir – de partager – la concentration du soliste. Spectacle aussi que cette concentration partagée par l’orchestre qui semblait néanmoins tout à fait à l’aise [, peut être même un peu trop,] dans ces œuvres aussi difficiles et aux côtés d’un soliste de cette notoriété. Sur le plan accoustique - et c’est surtout pour cela que nous étions ici - rien ne nous a échappé de la musicalité et de la poésie de l’interprétation des deux parties centrales des concerti, la rêverie de l’andante du 21ème et la tendresse de la romance du 20 ème. Et que dire de la virtuosité avec laquelle Jean-Claude PENNTIER a traité les parties rapides et les cadences du 20ème où il a su introduire du Mozart dans la fougue beethovénienne. La soirée a commencé par un gag – la date l’appelait – et ces sont quelques mesures de « La truite » de Schubert, rapidement interrrompues par les applaudissements, qui ont précédé l’aveu par Jacques de GIAFFERI d’un autre poisson d’avril, l’interversion dans le programme des concerti 20 et 21. Puis les choses sérieuses ont commencé, dans un silence religieux. Après le 21ème concerto, c’est la Symphonie Haffner qui introduisait la tonalité du second concerto, le ré majeur cher à Mozart. Et là, on a pu apprécier le travail de l’orchestre seul, son art de la nuance et son parfait ensemble jusque dans les parties les plus agitées. Et tout cela sous la baguette d’un Thierry VALLET, dirigeant par cœur et transmettant à chacun, exécutants et auditeur, l’amour qu’il avoue pour la musique de Mozart. Après la reprise, offerte en bis, de l’andante du 21ème concerto, trois rappels et une standing ovation spontanée témoignèrent de la reconnaissance du public pour ce moment musical inoubliable. Ce sont les 23 et 24 juin que se termineront les manifestations poitevines du cinquantième anniversaire de l’Ensemble Josquin des Prés avec le Messie de Haëndel.